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Lâcher prise en amour : à quoi tu donnes tes 24 heures

En résumé

On croit que lâcher prise en amour est un travail mental. C'est d'abord une question de temps et de priorités. Beaucoup de femmes ont donné leur meilleure énergie au travail, non par ambition seulement, mais parce que la carrière protégeait de l'engagement et des ruptures. Le temps est la seule ressource qu'on ne récupère jamais. On n'obtient pas toujours ce qu'on veut, mais on obtient toujours ce à quoi on donne son temps et son attention. Ça commence par des gestes très concrets, pas par une révélation.

Je vais te proposer un calcul. Il m'a mise à terre, à l'époque.

Je travaillais douze heures par jour, et je suis honnête, c'est une fourchette basse. Je dormais environ sept heures.

Douze plus sept, sur vingt-quatre.

Il me restait cinq heures. Cinq misérables petites heures pour ma vie entière. Pour moi, pour un homme, pour tout le reste.

Révélations 15 : la working girl que j'étais, et ce que le temps m'a appris.

La question que je te pose

Est-ce que toi aussi tu as privilégié le boulot, le salaire, la carrière ?

Est-ce que tu as passé des années à prouver que tu étais une femme valable, en te tuant à la tâche, en attendant une reconnaissance qui arrivait sous forme de titres et de virements ?

Et est-ce que, quelque part, tu croyais que ça vaudrait aussi pour l'amour ? Que la réussite appellerait la réussite ?

Ne te blâme surtout pas. Chacune a son histoire, chacune a fait avec ce qu'elle avait. Moi la première.

Pourquoi ça n'a pas marché, dans mon cas

J'ai mis des années de célibat et quelques relations décevantes à comprendre. Voilà ce que j'ai fini par voir.

J'étais très sûre de moi au travail, et complètement insécure avec les hommes. Excellente dans mon domaine, incapable de m'engager. Ce n'est pas la même confiance, et l'une ne fabrique pas l'autre.

La charge de travail me protégeait. Les responsabilités que j'adorais m'évitaient le badinage amoureux, l'attente, et surtout la douleur des ruptures. On ne souffre pas d'une rupture qu'on n'a jamais risquée.

Ma carrière était mon joker. Un job de mieux en mieux payé, avec de plus en plus de responsabilités, qui me permettait de ne pas m'enfermer dans une vie de couple dont j'étais persuadée qu'elle finirait mal.

Ce n'était pas de l'ambition pure. C'était une stratégie d'évitement très bien déguisée.

Ce que tu imaginais, les soirs de blues

Et pourtant. Rentrée seule après une journée épuisante, combien de fois as-tu imaginé une soirée tranquille avec un homme présent, disponible, qui n'attend rien de toi ?

Combien de fois as-tu rêvé de moments simples mais intenses, avec quelqu'un qui accepterait la femme que tu es vraiment ? Joyeuse, douce, vulnérable, changeante aussi, avec des hauts et des bas.

Une femme qui veut croire que vivre à deux est compatible avec le fait de se réaliser ailleurs.

Ce n'est pas une contradiction. C'est juste que personne ne t'a montré comment faire tenir les deux.

La gifle de réalisme

Quand j'ai posé mes cinq heures sur le papier, quelque chose s'est débloqué.

J'ai compris une chose toute bête : contrairement à l'argent, le temps ne se récupère jamais. On ne le regagne pas, on n'en refait pas. Et je ne suis pas immortelle.

Alors une question est arrivée, et je te la transmets telle quelle :

Comment veux-tu passer ton temps, si précieux ?

Ce que tu en fais t'appartient, et je ne suis là pour juger personne. Mais poursuivre une carrière à ce rythme, c'est forcément faire des sacrifices. Moins de temps pour toi, moins de temps pour l'autre, moins de temps disponible pour simplement rencontrer quelqu'un.

Certaines me disent qu'elles peuvent tout mener de front. Je n'en crois rien. Elles peuvent un moment, et ensuite ça les épuise. Il y a toujours des dommages collatéraux, quelque part.

Ce que me disent les femmes qui ont attendu

Les femmes brillantes qui viennent me voir, au CV impressionnant, finissent presque toutes par dire la même chose.

Elles ne s'y retrouvent plus. Le prix payé est trop lourd.

Et si elles pouvaient revenir en arrière, elles le feraient sans hésiter. Elles n'opposeraient plus travail et vie sentimentale. Elles ne feraient plus passer la carrière avant tout le reste.

Elles ont aussi l'honnêteté de reconnaître que leurs choix ont été orientés par des croyances et des modèles reçus très tôt. Certaines vont jusqu'à dire qu'on les a dressées, dès l'enfance, à devenir des battantes.

Toutes admettent avoir perdu du temps.

La bonne nouvelle est arithmétique

Tu as vingt-quatre heures. J'en ai vingt-quatre. Personne n'en a vingt-cinq.

Et voilà ce que j'ai vérifié sur moi et sur des dizaines de femmes : on n'obtient pas toujours ce qu'on veut, mais on obtient toujours ce à quoi on accorde son temps et son attention.

Ce qui veut dire que la question n'est pas ce que tu as fait des vingt dernières années. C'est ce que tu veux faire des quarante ou cinquante prochaines.

Cette question-là, il faut se la poser consciemment. Sincèrement. Pas en voiture entre deux rendez-vous.

Commence par ton intérieur, au sens propre

Si tu ne te sens pas encore prête à tout remettre en question, voici une recommandation très concrète.

Consacre un peu plus de temps à ton logement, et un peu moins à ton bureau.

Regarde ta chambre. Y aurait-il une deuxième table de chevet à ajouter ? Ton lit une place mérite-t-il d'être remplacé par un vrai lit à deux ? Ta vaisselle dépareillée depuis huit ans mérite-t-elle un peu d'attention ?

Achète deux tasses à café. Une pour toi. Une pour lui.

Ça n'a l'air de rien. C'est pourtant la façon la plus simple de dire à ta propre vie que tu attends quelqu'un. Ton corps et ton inconscient enregistrent ce genre de message bien mieux que n'importe quelle affirmation.

Le corps sait avant toi

Un dernier point, parce que c'est le cœur de ma méthode.

Ton corps est un outil de décision remarquable. Il sait te signaler quand tu es à ta place, et quand tu n'y es pas. Derrière un bureau, entre deux avions, ou chez toi un dimanche.

Le problème, c'est qu'on a appris à ne plus l'écouter, à décider avec la tête et à trancher avec des tableaux. J'en parle dans trop analyser en amour.

Lâcher prise, ce n'est donc pas abandonner. C'est arrêter de tout piloter depuis le mental, et redonner la parole à ce qui sait déjà.

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Tu as encore beaucoup d'heures devant toi. La seule question, c'est à qui tu les donnes.

Questions fréquentes

Que veut dire lâcher prise en amour ?
Ce n'est pas se résigner ni attendre passivement. C'est arrêter de tout contrôler, y compris son emploi du temps et ses priorités, pour laisser de la place à autre chose. Tant que chaque heure est déjà attribuée, aucune relation ne peut s'installer.
Pourquoi j'ai réussi ma carrière mais pas ma vie amoureuse ?
Souvent parce que ce n'était pas un accident. Le travail donne une reconnaissance mesurable et sans risque de rupture. Il permet d'éviter l'incertitude amoureuse tout en ayant l'air très occupée. Ce n'est pas un échec, c'est une stratégie de protection qui a fait son temps.
Est-ce qu'on ne peut pas tout mener de front ?
On peut, un moment. À la longue, ça épuise et il y a toujours des dommages : la vitalité, le couple, ou un célibat qu'on subit en accusant la vie et les hommes. Je préfère le dire honnêtement plutôt que d'entretenir l'illusion.
Par quoi commencer concrètement ?
Par ton intérieur, au sens propre. Une chambre pensée pour une personne seule dit quelque chose. Ajouter une table de chevet, remplacer un lit une place, acheter deux tasses au lieu d'une : ce sont des gestes minuscules, mais ils changent ce que tu attends de ta vie.
Est-il trop tard pour changer ça ?
Non. La question n'est pas ce que tu as fait des vingt dernières années, mais ce que tu veux faire des quarante prochaines. Le seul moment où tu peux décider, c'est maintenant.

Et si le prochain chapitre commençait maintenant ?

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Karima Izaya
À propos de l'auteure
Karima Izaya

J'accompagne les femmes dès la trentaine et la quarantaine, séparées ou divorcées et accomplies professionnellement, à rencontrer et garder un homme à leur hauteur. Ma méthode mise sur trois clés fondamentales que les love coaches ne t'apprennent pas. Des centaines de femmes ont trouvé l'amour grâce à mon Cercle FAAM, y compris après 70 ans.

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